Cultiver le monde de demain à l’intérieur de soi

Saviez-vous qu’on pouvait cultiver le monde de demain à l’intérieur de soi ? Je vous partage dans cet article comment je cultive le monde de demain en moi.

Le monde d’hier est celui qui avait poussé inconsciemment en moi. 

Vision simple de notre monde intérieur
Vision simple de notre monde intérieur

Petit à petit, j’ai compris que je pouvais cultiver consciemment le monde de demain à intérieur de moi.

Le monde que je voyais était le résultat de ma façon d’avoir cultivé mon monde intérieur. 

En effet, pour m’adapter au fur et à mesure que je grandissais, j’ai laissé pousser certaines plantes et j’en ai coupé d’autres. 

Ainsi, dans la société dans laquelle j’ai grandi qui valorise la compétition, j’ai laissé pousser en moi majoritairement certaines plantes : « performance », d’« analyse », de « comparaison », d’« expertise », de « compétence », de « résultats » et d’ « objectifs ». Ces plantes avaient des feuilles et des fleurs « ennemis »,  « alliées », « gagnants », « perdants », « meilleurs », « bons », « nuls », « mauvais », « viables », « toxiques », etc. 

Pétales de compétition
Pétales de mon champ “compétition”

Pour être intégré dans la société où je vivais, j’ai reproduit, par mimétisme, sans en avoir conscience, ce que les gens autour de moi faisaient. J’ai naturellement été influencé pour cultiver en moi une vision similaire de celle que je percevais. D’autant plus que je connaissais peu de personnes qui savaient comment planter d’autres graines tout en étant reconnues par la société. Ma société se méfiait de ceux qui faisaient différemment.

J’ai cru un moment que les seules graines valables étaient celles utiles pour la société. Je ne savais pas alors que je pouvais planter d’autres graines à l’intérieur de moi et que je vivrais bien avec.

Dans la société de compétition, les graines de coopération, de bienveillance ou d’ouverture sont vues comme des mauvaises herbes, des plantes inutiles, vulnérables.

J’étais seulement capable de voir à ce moment-là qu’un monde rempli de champs de « compétition ». Il y avait les champs de “compétition” valables. Je pensais que ce monde « compétition » était le seul qui pouvait exister.

Mais alors pourquoi cultiver le monde de demain à l’intérieur de soi ? Ce n’était plus un monde que je souhaitais. J’en avais marre de penser et d’agir comme “gagnant” ou “perdant”.

Monde intérieur cultivé nuageux
Vision nuageuse de mes champs intérieurs

Apprendre à cultiver mon monde intérieur autrement auprès de personnes cultivant déjà différemment.

J’ai compris, au cours de ma quête intérieure, que si je souhaitais changer le monde extérieur pour qu’il soit plus coopératif, bienveillant ou ouvert, je devais alors planter ces graines en moi et apprendre à cultiver le monde de demain à l’intérieur de moi. Ainsi, si j’avais pu laisser pousser le monde d’hier, alors je pouvais aussi cultiver un monde différent pour demain. 

Monde intérieur cultivé par de multiples plantes intérieures
Vision dégagée de champs intérieurs

Le défi est que je ne savais pas comment cultiver de nouvelles graines. J’avais en effet spécialisé mes outils, mes méthodes, ma façon de penser et d’agir pour la culture d’hier, en particulier celle de la « compétition ».

Au début, je me suis senti incompétent pour le monde de demain que je souhaitais. Cette situation m’a amené parfois à me renfermer et à risquer d’abandonner par manque de connaissance des possibilités offertes.

Pour voir ces autres possibilités, j’ai du m’ouvrir à l’inconnu et réapprendre à voir avec moins de jugements et de préjugés. C’était beaucoup plus facile à dire qu’à faire.

Je me suis ainsi rendu compte que le monde actuel regorge de diversité et que de nombreuses personnes cultivaient déjà différemment. Juste-là, sous mes yeux. “Il suffisait de regarder”. Par le même mécanisme de mimétisme, je pouvais m’inspirer de celles et ceux qui font déjà différemment, et me laisser en quelque sorte polliniser par ces personnes. Par exemple, suivre des formations, faire des stages, vivre avec ou à proximité de ces personnes… et surtout appliquer ce que j’avais appris.

Prendre le temps de cultiver ces nouvelles graines dans mon monde intérieur.

Cependant, cela me paraissait déroutant au début d’attendre que les nouvelles graines germent. Il peut se passer beaucoup de temps. Surtout au commencement, je doutais que j’y arriverais.  

Par exemple, j’ai été déstabilisé, après avoir décider de planter des graines de bienveillance, de continuer à m’énerver facilement. Une partie de moi me reprochait « 

  • [Partie jugeante] : Alors je croyais que tu travaillais la bienveillance ? C’est du propre, à la première occasion, tu retombes dans tes travers. 
  • [Partie victime] : Mais je fais mon possible. 
  • Tu n’es peut-être pas fait pour ça tout simplement ». 

Ce discours intérieur est justement une épreuve par laquelle je suis passé pour être plus bienveillant. J’apprends à être bienveillant avec moi-même, pour pouvoir être bienveillant avec les autres.

J’aime me rappeler dans ces moments d’épreuve, que ce qui est important est le nombre de plantes de « bienveillance » qui ont déjà poussé. Par la suite, je me dis simplement que tous les champs de mon monde intérieur ne sont pas encore pollinisés par la bienveillance. Et que j’y travaille. 

Monde intérieur cultivé par la bienveillance
Pollinisation des champs intérieurs par l’Empathie, la Bienveillance et la Gratitude

Et vous, comment cultivez-vous votre monde intérieur ? Quelles graines souhaitez-vous planter en vous ? Quelles sont les personnes qui vont inspirent et vous soutiennent pour cultiver autrement ?

Avec Amour et Bienveillance,

Mahdi de Quête Intérieure

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