Réduire les tensions avec ses enfants en les observant

Observer ses enfants pour réduire les tensions avec eux

Réduire les tensions avec ses enfants simplement en les observant peut paraitre étrange au premier abord. Je vous partage dans cet article comment cette pratique peut diminuer les tensions à l’intérieur de vous. Cet article est une mise en application de ma quête intérieure vers plus de bienveillance, dans ma parentalité.

Et si, c’était moi le problème pour réduire la tension avec mes enfants ?

Je suis Papa de deux garçons de 10 ans et 6,5 ans. Je me suis rendu compte qu’une partie de mes interactions désagréables avec mes enfants (vous savez, quand ils ne veulent pas faire ce que vous leur demandez) était due à la façon dont je les regardais. Et que si je voulais réduire ces tensions avec mes enfants, je devais apprendre à les observer sans comprendre pourquoi ils faisaient ce qu’ils faisaient.

Avant, je vivais dans l’illusion que j’avais globalement raison dans ma vie. Après de longues études d’ingénieur, je me pensais donc “armé” pour résoudre les problématiques de la vie de papa. Sans compter que j’ai beaucoup regardé l’émission “Les maternelles” sur France 5 et que j’avais très envie d’avoir des enfants. En fait, je pensais que cela suffirait à être un bon papa.

J’avais l’illusion que j’étais une sorte d’enseignant pour lui.

A la naissance de mon premier fils, je pensais que je pourrais lui enseigner tout ce qui me paraissait être pertinent. Je le pensais vide et moi plein de connaissances. Inconsciemment, je me disais que je devais le remplir de quelque chose. Je n’avais pas idée à quel point, lui, il savait.

Alors quand mon premier fils a dû apprendre à mettre son tee-shirt et son pantalon tout seul, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à lui montrer comment faire… Ces moments ont été une grande fierté pour moi. J’ai ainsi continué à l’aider pour qu’il réalise d’autre chose. Pour être plus honnête, j’ai continué à trop l’aider.

J’ai découvert que je ne lui faisais pas assez confiance en fait.

D’une part, je me rends compte que l’ “aider” flattait surtout mon ego d’être “sauveur”. Je me rassurais d’être un bon papa d’une certaine manière. D’autre part, l’ “aider” diminuait mon stress qu’il soit rejeté parce qu’il n’y serait pas arrivé.

Inconsciemment, je sous-entendais qu’il n’était pas capable et que je devais être là pour lui montrer.

Et puis, quand son frère est arrivé et qu’il voulait « plus que tout » faire par lui-même, je me suis dit que son petit frère était moins facile à gérer. Il faisait des crises si je le pressais à faire quelque chose et que je voulais faire à sa place pour le zip de sa veste. Son amour inconditionnel pour moi ne voulait pas attendre que je me rends compte de mon erreur.

Il y avait de plus en plus de tensions avec le dernier. Cette situation n’était pas satisfaisante pour moi. Comment pouvais-je réduire les tensions avec mes enfants ?

J’ai trouvé des façons de voir différemment du côté des pédagogies bienveillantes.

Alors j’ai cherché en apprenant plus sur les pédagogies bienveillantes et j’ai pu enfin comprendre d’où venait le problème. C’était moi. Ma façon de les voir. Ma façon de croire que je devais intervenir dans leurs vies pour les aider à faire. Mon rôle consiste aujourd’hui plus à les guider et être guidés par eux, plutôt qu’à faire à leur place.

Depuis, je suis émerveillé par leur beauté. Je les regarde faire tous les jours leurs propres expériences et leurs propres erreurs. J’essaie d’intervenir le moins possible. Un jour, mon dernier a fait un serpent et un papillon en découpant une feuille de papier avec les grands ciseaux. Le fait qu’il utilise les grands ciseaux me faisait peur avant. Lui il savait qu’il pouvait les manier. J’ai juste eu besoin de vérifier, sans intervenir, qu’il savait effectivement le faire. Miracle, j’ai été surpris par lui. Pareil avec mon grand, quand lui donnant la possibilité de s’exprimer sur sa commode avec des crayons Posca, je l’ai vu écrire sa première histoire.

Je suis passé du “pourquoi il fait ça” à l’observation silencieuse.

Avec ce nouveau regard, je me rends compte régulièrement que s’ils s’énervent c’est bien possible que je sois l’obstacle entre ce qu’ils essaient de faire et eux. Évidemment, c’est frustrant au début de ne pas comprendre pourquoi ils font ce qu’ils font. J’ai encore parfois la tentation de leur demander pourquoi avant qu’ils fassent. C’est pourquoi, Je travaille maintenant à diminuer ma tension de “ne pas savoir pourquoi ils agissent comme cela” pour réduire les tensions avec mes enfants.

Dorénavant comme une petite souris, j’essaie de plus en plus de regarder discrètement ce qu’ils font et je les découvre beaux, ingénieux, créatifs, vivants. Et tout ça sans que je n’intervienne. J’ai beaucoup de gratitude pour eux d’être dans ma vie et de voir leur beauté tous les jours.

Dès que je sens un « pourquoi il fait ça » pointait le bout de son nez, je fais pause dans ma réflexion et je me mets en mode « filature d’enquêteur » pour les scruter silencieusement. Petit à petit, c’est de plus en plus facile à faire.

Et vous, comment faites vous pour contempler la beauté de vos enfants ?

Et comment cette contemplation à changer quelque chose dans votre relation avec vos enfants ?

Avec Amour et Bienveillance,

Mahdi de Quête Intérieure

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